Témoignage 5 - Noako, 27 ans

January 17, 2019

Je m’appelle Noako et ce soir j’ai décidé de ne pas fêter le nouvel an avec ma famille.

Le souci a commencé il y a 27 ans, une après-midi de décembre, jour de ma naissance.

Je suis morte née, je pense clairement avec du recul que mon âme s’est désistée au dernier moment mais il faut croire que je n’ai pas eu d’autre choix que d’être là.

Je suis le fruit d’un adultère, d’une liaison homme marié/maîtresse...

J’ai eu une enfance très triste, j’ai malgré tout été adopté par le père de mes frères et sœurs mais celui-ci va soir pourquoi me prenait pour son punching-ball donc disons que mes premiers vrais souvenirs étaient la tristesse et les coups.

Cela a duré jusqu’à mes 18 ans. Enfance violence, adolescence violence, et début de jeune adulte chaotique.

Plus le temps passe et moins j’aime mon existence, plus le temps passe et plus je réalise que je ne m’aime pas. Je n’aime pas mon passage ici, ni ma vie ni mon moi intérieur. J’aurais aimé ne jamais être là.

Rupture sentimentale, rupture professionnelle, voilà maintenant 4 ans que je n’avance pas, qu’il ne se passe rien...

Souffler mon 27ème anniversaire a été douloureux, je suis fille aînée et je n’ai rien accompli professionnellement, encore moins sentimentalement alors fêter le nouvel an ? Encore moins.

Mais ce soir j’ai compris une chose évidente, tu me diras vaut mieux tard que jamais : la guérison est en moi, l’amour des autres ne me guérira pas, leur approbation et leur intérêt non plus.

Comment accomplir des choses si je m’en sens incapable, comment agir si je n’ai pas confiance en mes propres qualités, pourquoi me suis-je tant rabaissée ? Pourquoi je ne m’aime pas ?

J’ai compris aujourd’hui que je devais m’aider car c’est la clef.

Tout ça pour dire que mon passage au nouvel an sera un éveil certes douloureux mais l’intention sera là.

Les spécialistes diront que je suis dépressive, mais je pense que les gens comme moi, émotifs, voient juste les choses d’une autre façon que la norme, nous sommes plus sensibles aux énergies et nos questions sont plus profondes.

Un peu comme des éternels incompris… Nous essayons de comprendre là où les gens " normaux " ne s’attardent pas.

N’oubliez pas votre “soi” intérieur, questionnez-le car parfois le mal-être on ne le comprend pas, on le subit.

Mais si parfois on se disait juste “que mon âme veut-elle me dire ?” Ça aiderait pas mal de gens comme nous, je pense.

Donnez-vous le temps, car vous êtes la clef. Et soyez vainqueur du mal par le bien sur vous-même.

Peace



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